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EN RÉSIDENCE - 01 > 19.04

"Le grand shoot" (titre provisoire) par la Cie Lady Cocktail

--- Trapèze ballant / Magie / Mât chinois --- Chargés d’une furieuse envie de jouer, ivres d’apesanteur, candidats au grand shoot... nous nous lançons avec gourmandise dans cet éloge à la prise de risque qui dessinera les lignes et écrira les règles de notre terrain de jeu, de notre création
En résidence du 1er au 19 avril 2015
Trapèze ballant - Magie - Mât chinois

Spectacle de rue en création - Forme finale : 50 minutes

Distribution :
  • Anna Blin, Pedro Miguel Silva, Violaine Bishop
  • + un artiste (en cours de distribution)
  • Mise en scène/ Dramaturgie : Fabrice Richert
  • 
Costumes et Scénographie : Alexandre Sauzéat

  • Conception et construction du portique : Cyril Behar
  • 
Production : Asbl Tant qu’ça swing !

  • Diffusion : Veera Kaukoranta, Ab Joy Diffusion
Pitch :

Tapis rouge, podium, micro, costumes, perruques, accessoires, structure d’acier, agrès... Autour, un public qui s’impatiente. Tout est prêt mais rien ne se passe.

Défiant l’interdit, quatre charmants jobards s’emparent de ce formidable terrain de jeu.

Là, s’amorce une série de prouesses empiriques aux confins du débile et de l’habile.

Logorrhées verbales pour hypothèses foireuses, envolées audacieuses et grand plongeon vertigineux, illusions artisanales sur harmonies malgré eux ;

Détachez vos ceintures, décadenassez-vous et bousculons-nous joyeusement !

La dramaturgie :

Avec ce projet, nous orientons nos recherches autour de l’accidentel. Concrètement, nos protagonistes - des naïfs, des grands enfants, des candides : quatre charmants jobards capables de se laisser dépasser par le monde qui les entoure - se retrouvent en situation de prouesse malgré eux et sont les premiers à en être surpris ! C’est en fuyant l’agrès qu’ils s’y retrouvent perchés et ce n’est que pour éviter la chute qu’ils s’agrippent au trapèze.
En offrant à nos protagonistes des caractères de grande innocence, leurs accidents les amènent dans des situations de plaisir, les mécanismes enclenchés par leurs gaffes les placent dans des situations qu’ils n’auraient jamais pu entreprendre de leur propre gré.


Les techniques de cirque :

Le trapèze ballant est l’objet principal de notre spectacle, la technique phare de notre Compagnie.

Cette création, c’est l’envie de doper notre discipline et sa rythmique par l’évolution simultanée et synchronisée des trapézistes. Faire du trapèze à deux, avec deux trapèzes sur un portique mais aussi à deux sur un même trapèze, en ballant, en portés. Expérimenter le trapèze en duo, duo de trapézistes/actrices mais aussi duo de longeurs/acteurs - jouer sur des systèmes de contrepoids, d’équilibre, de balancier ou encore de circulation entre l’acrobate et son porteur, entre la trapéziste et son longeur.

Nous avons conçu le portique comme un espace de jeu sur lequel nous pouvons flirter gaiement avec la hauteur... circuler, évoluer, crapahuter.


Le mât chinois intégré en un module tournant autour d’un des mâts de la structure offre différentes possibilités : mouvements circulaires, tourniquet et blocage afin d’en avoir une utilisation statique. Cette mobilité nous permet de transformer l’espace et de fabriquer une scénographie animée. Enfin, ce « mécanisme surprise » démultiplie les opportunités de circulation collective et/ ou individuelle d’un agrès à un autre.


La magie... D’apparitions en lévitation, de cascades casse-gueule en résolutions de prestige, entre feux d’artifice et confettis bidons, la magie génère des situations absurdes et crée la surprise. Pas de numéros, pas d’illusionniste mais tout un univers bourré de mécanismes abracadabrantesques et d’accidents inattendus. Magiciens malgré eux, perpétuellement auto bernés, les personnages ne cessent de se surprendre eux-mêmes et de s’étonner de l’espace qui les entoure.


Du circulaire, du jeu à 360°... Du crachin belge aux canicules italiennes en passant par le mistral du midi, devant Fanny ou une foule en délire, c’est ici, sur ces espaces aux équilibres précaires que nous installerons notre terrain de jeu. Notre public, nous le voulons aux premières loges, effaçant joyeusement les frontières scène/salle : un spectacle de, pour et dans la rue. Alors pas de loge, pas de fond de scène, pas de scène, pas d'échappatoire pour nos quatre farfelus.


Note d'intention :

"Le devoir de l’art c’est de fracasser les consciences", Calaferte.

Dans un monde toujours plus sécurisé, où l’on court obstinément vers le cadre, nous « précaires », chercheurs d’autre chose, faisons de la prise de risque notre mission, la joyeuse bousculade qui nous dresse les poils et nous rend vivants et bien vivants !

Notre pilule se trouve là-haut alors allons-y ! Et puisse le « shoot » aérien qui nous traverse éclabousser au-delà des frontières de la scène.


5 mai : PREMIÈRE : Pré-achat au festival "Sortilèges, Rue et vous", Ath