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ART CONTEMPORAIN

Sentes – Art et Balades festives !

Le projet Sentes fait escale à Hélécine : balades, art et musique, lors de l'inauguration, le dimanche 26 octobre.

Vous pouvez bien entendu découvrir la sente et les oeuvres in situ, en dehors de ce moment d'inauguration.


Une "sente" est un sentier jalonné d'oeuvres d'art contemporaines, des oeuvres créées sur mesure pour intégrer des espaces naturels.

5 artistes ont été invités à créer des œuvres d’art sur les chemins et sentiers du village d’Hélécine.

Les artistes ont répondu à l'appel à projets en juin et ont proposé, après un repérage des lieux, des œuvres contextuelles s’inscrivant dans l’espace public d’Hélécine. Les oeuvres ont été sélectionnées par un jury composé d’habitants d’Hélécine et de professionnels de l’art et de la culture. Après une semaine de résidence (à partir du 20 octobre), le résultat de leur travail sera présenté le dimanche 26 octobre lors d’une grande inauguration de la Sente.

De nombreuses animations et festivités ponctueront cette journée d’inauguration (balades thématiques, exposition d'artistes locaux, animations pour enfants, dégustation de produits locaux, artisans, concerts…) afin de parcourir de manière ludique, festive et insolite la Sente, mais également pour mettre en valeur le village d’Hélécine. Une manière originale de découvrir l’art dans nos villages et nos villages grâce à l’art !


PROGRAMME DE LA JOURNÉE d'inauguration :

Sente - balade d'art contemporain
La Sente d’Hélécine vous permettra de découvrir les sculptures et installations suivantes :

La Sente fait +/- 5 km. Départ au Domaine provincial d’Hélécine.

Mais aussi : balades festives, concert

  • 11 h : balade d’inauguration du sentier d’art (5 km). Visite guidée de la sente en présence des artistes et commentaires sur le patrimoine. Halte et apéro musical avec Les Caricoles
  • 15 h : balade nature ludique
  • 16 h : balade découverte de l’ancienne abbaye d’Heylissem
  • 17 h : Concert de Tonperlipopete (swing manouche)
  • Toute la journée - Domaine provincial d'Hélécine
  • Exposition des artistes locaux au hall sportif
  • Visite libre à la découverte des œuvres du sentier
  • Village des enfants : manège, grimage, ateliers nature et artistiques, plaine de jeux
  • Stands d’information et de dégustation, artisans locaux, presse à pommes
  • Animation musicale par Les Caricoles (Folk’n’Roll)
  • Bar et petite restauration

Infos et programme : www.culturalite.be - 010 22 91 15


LE PROJET "SENTES"

Sentes est un projet qui a pour objectif le développement d’un réseau de promenades d’art contemporain le long des sentiers et chemins du Brabant wallon Est. Une sente est une promenade balisée empruntant sentiers et chemins champêtres le long desquels sont implantées des œuvres d’art contemporain (sur base d’un appel à projet, sélectionné par le groupe Sentes et par un jury de professionnels). Sentes, c’est aussi une dynamique touristique proposant une découverte inédite de la Hesbaye brabançonne.

Si la finalité du projet consiste à implanter des œuvres sur un sentier, Sentes c’est aussi un programme d’actions de sensibilisation et de découverte de l’art contemporain, d’une part, et des caractéristiques patrimoniales du monde rural à travers le paysage, la biodiversité, l’architecture locale, d’autre part.

Pour réaliser le projet Sentes, nous proposons aux habitants de constituer un groupe de travail et nous accompagnons ce groupe dans la mise en place d’une série d’actions concrètes pour aboutir à la création d’un sentier d’art. Outre l’intérêt artistique et paysager, l’attrait de ce projet se trouve dans son désir d’implication et d’appropriation de la population et des associations locales. La participation des habitants est donc la condition de la réalisation du projet. 

Deux éditions de Sentes ont déjà vu le jour : à Ramillies en 2012 et à Incourt en 2013. 

LES ARTISTES DE L'ÉDITION 2014


"Ma collaboration avec des architectes, metteurs en scène, musiciens, chorégraphes et poètes a mis en exergue mes recherches sur l'espace et la lumière, et l'importance que j'accorde à la scénographie dans la sculpture contemporaine. Si je travaille le bois, la résine, le verre, le métal et les technologies de la lumière (fibre optique, électroluminescence, lumière noire, phosphorescence, led…), la base de ma démarche réside dans la matière brute de l'arbre. La diversité de matériaux trouve son unité dans mon omniprésente passion à questionner la vie à travers l'arbre. Celui-ci est devenu au fil des années la base de mon travail, tant comme matériau que comme concept. Si ma démarche a une dimension conceptuelle, elle s'appuie cependant avant tout sur un art contextuel, l'œuvre se créant pour, dans et avec le lieu, et sur un art méditatif, l'arbre devenant un modèle de pensée, une quête. Mon ouverture aux différents arts, mon intérêt pour la dimension collective ainsi que ma constante recherche à lier art et vie, m'amène à travailler dans des lieux très diversifiés tels que Centres culturels, parcs, architectures et jardins privés et publics, Centres d'art contemporains, espaces urbains, forêts... La matière de l'arbre m'offre un théâtre de mémoire et de lumière. Notre théâtre. Sculpture et scénographie s'y sont toujours croisées, l'une alimentant l'autre. Petit à petit cependant le besoin de les réunir m'a amené à créer des installations et à délaisser le théâtre proprement dit."


Après de nombreuses expériences dans divers champs des arts-visuels, son travail polymorphique l'a amené à intervenir dans divers domaines d'expression : création d'environnements plastiques, multimédia, scénographie, installation en plein air... C'est donc naturellement qu’il s'est aujourd'hui engagé sur la double voie de scénographe et de plasticien. En plus de son travail personnel d'artiste et de sa participation à plusieurs manifestations et expositions personnelles ou collectives en France et à l'étranger, il collabore avec plusieurs compagnies théâtrales comme scénographe et créateur d'objets scéniques, participe également à l'élaboration d'univers visuels pour des films ou des vidéo clips. "Mon travail oscille habituellement entre le micro (réalisations de maquettes, de microcosmes), et le macro (installations démesurées à l'échelle d'un espace ou d'un paysage), j'élabore des univers baroques, fourmillants et labyrinthiques, d'un réel transfiguré, à travers la mise en forme de schémas et maquettes, et développe à beaucoup plus grande échelle des environnements et des installations fantasmatiques de nos modes et rituels de vie. J'utilise pour donner forme à mes univers des moyens simples et populaires, des pliages de papiers ou des assemblages de produits que l'on trouve en grande distribution, réutilise et invente des signes issus de l'univers informationnel, en dégage un sens nouveau, politique et poétique."


Elyse Galiano, vit et travaille à Bruxelles. Entre la France et la Belgique, la plasticienne parle, depuis ses études d’Arts Appliqués et de Beaux-Arts, des intérieurs et de la vie qui s’y déroule, de l’habitat et de son rythme social et intime. Sa pratique de l’installation, de la scénographie et de la broderie oriente son travail vers une mise en image de formes et de mots où s’incarne une identité des femmes. Son aiguille comme principal outil traverse ainsi l’épaisseur du temps pour raconter des moments de l’histoire. Ses sculptures et installations sont une mise en abîme d’un lieu choisi, où des formes féminines investissent un espace pour raconter une histoire, une sensation.  Pour Hélécine , elle propose une sculpture nommée "Macrale". La macrale est située entre la réalité et l’onirisme des légendes de la région. C’est une femme vivant à l’écart du village, repoussée et crainte par les habitants. La macrale est aussi une sorcière, une apparition contée par les folkloristes et des habitants qui l’auraient aperçue la nuit au détour d’un chemin. Les macrales ne sont pas toujours âgées et repoussante, mais peuvent avoir l’aspect de fées jeunes et belles. C’est alors un spectacle éblouissant de les apercevoir. La sculpture proposée sera faite de fils de laiton tressé et entrelacés qui évoquent la longue mèche dorée de cheveux. Est-ce la chevelure d’une femme d’aujourd’hui ou d’hier ? Pouvons-nous penser qu’une macrale aurait laissé une trace de son passage par cette mèche, unique élément marquant de son passage nocturne ?


Jérôme Leyre habite au confluent de la Gazeille et de la Loire. Le fleuve a toujours été une source et un support d’inspiration pour lui. Depuis une dizaine d’année, il crée des œuvres de Land Art et offre une vision sur la relation de l’œuvre à son environnement immédiat. Son travail s’inscrit dans une volonté de sensibiliser le public à la genèse et aux formes du vivant, ses œuvres interrogent sur la forme, les lignes, les textures qui définissent notre espace naturel. Sa création porte sur son souhait de rendre formel sa propre interrogation sur la relation de l’homme avec son environnement, les éléments, son territoire de vie. Il attache une importance particulière à la technique employée : la simplicité comme finalité et non comme commencement. La vis sans fin est une structure inventée par les Grecs. Oubliée au Moyen-âge, elle réapparait à la Renaissance grâce aux recherches de Leonard de Vinci. Rappelant les formes souples  et sensuelles de la nature, aujourd’hui elle prend une place bien plus importante depuis la découverte de la structure de l’ADN. Le projet Vis sans fin rappelle cette vision d’une forme existante et essentielle au développement du vivant et que l’on sait percevoir depuis peu, grâce au progrès de la science. C’est une structure que l’on reconnait instinctivement, car le développement de la vie et la construction même de cette structure sont indissociables. Ses proportions monumentales, démesurées procèdent à un changement d’échelle radical et à une forte résonance sur le site. Ses formes douces et arrondies rappellent les lignes végétales et lui confèrent une intégration harmonieuse dans le paysage. L’absence de socle inscrit son travail dans le lieu et dont il le rend indissociable. Cette structure souple et imposante s’intègrera rapidement et pour longtemps. Au fil du temps, la couleur bois prendra une allure grisée, son évolution sera permanente, selon les saisons, la lumière, l’humidité, les années. La sculpture de la Vis sans fin est une structure représentative de la mémoire du temps, qui oscille entre statisme et rotation. Elle rappelle le mouvement sans fin de l’eau. Elle reproduit l’énergie de la croissance du vivant, une abstraction structurée qui reflète un ordre mis en œuvre dans la nature.


Depuis la fin de ses études de scénographie à La Cambre, Eglantine Chaumont participe à divers projets en tant que scénographe et/ou costumière. Simultanément, elle développe un travail plastique personnel. Celui-ci prend forme dans des installations et performances, que l’on pourrait qualifier de "sculpturale". Elle y interroge le corps. Elle vise à l’inscrire dans l’espace et dans le temps, en nouant une relation intime et sensible avec la matière. Par le procédé de la prise d’empreintes, elle cherche à figer un instant précis de l’existence, à fossiliser ce que le corps est et ne sera plus, à matérialiser une absence. Chaque action laisse des traces, qui deviennent vestiges d’une présence éphémère. "Le sentier est considéré comme une métaphore d’un chemin de vie. Le projet 'Je suis passé' en est une portion, il garde une trace du passage d’anonymes, dont les chemins se sont croisés à cet endroit. Elle crée les fossiles d’une archéologie fictive. Cette installation questionne la mémoire du lieu. Elle invite le visiteur à chercher les indices du passé du lieu, au-delà d’elle. Faire une empreinte, c’est matérialiser l’absence."


RENSEIGNEMENTS :

Céline Nogaret - c.nogaret@ccbw.be - 010 24 17 19
Magali Brousmiche - mb@culturalite.be – 010 24 17 19


Une organisation du GAL Culturalité en Hesbaye brabançonne, du Centre culturel du Brabant wallon et de la Maison du Tourisme Hesbaye brabançonne, avec le soutien de la commune d’Hélécine et de la Province du Brabant wallon. Projet initié en 2012 par l’asbl Re-affect.

Projet soutenu dans le cadre de l’initiative Leader, fonds européen agricole pour le développement rural : l’Europe investit dans les zones rurales. 
Avec le soutien des communes de Beauvechain, Hélécine, Incourt, Jodoigne, Orp-Jauche, Ramillies, de la Province du Brabant wallon et du Commissariat général au Tourisme